Nous sommes en 1687, au Château de

sous le règne de Louis XIV surnommé aussi le Roi

Je suis devant les portes
du château. Les vantaux, hauts de trois mètres environ ferment
les grandes murailles qui entourent le château et ses jardins.
Ministre de la Justice du Roi, je viens rendre compte au
souverain, comme tous les matins.

Et comme tous les matins je traverse les bois et les jardins à la Française avec les buissons bien ordonnés, les fleurs épanouies, et les majestueuses fontaines comme celle que lon appelle : la Fontaine du Dragon.
Tout en continuant davancer au travers des jardins je me rapproche du château et de son lac calme qui reflète tel un miroir, la majestueuse beauté du Château.

Aujourdhui, étant en avance je décide de me rendre à la chapelle avant que le roi ne vienne sy recueillir comme il aime à le faire chaque jour.
Après avoir admiré, pendant un moment, les belles statue de Jésus dans les bras de la Vierge Marie, et lheure de mon entrevue approche a grands pas. Je pénètre donc dans le château et jadmire, lespace dun instant, ces magnifiques chandeliers en pensant que si javais le même chez moi, je serai riche. Linconvénient cest quil faut toujours changer les bougies.
Je continue mon chemin en sifflotant, je traverse à présent la gallerie des glaces et, finalement

jarrive aux appartements du Roi. La porte ouverte, et un garde armé à lentrée, éveillent en moi un sentiment de surprise.

A ma vue, le garde alerte les troupes et leur ordonne de marrêter.
Le garde sapproche alors de moi dun air furieux et me dit :
- Au nom du Roi je vous arrête.
- Moi ? Mais pourquoi ? Quai je fait ?
- Nous savons que cest vous qui avez volé le diamant Royal.
- Quoi ? Mais cest de la folie !!
- Vous mavez entendu !, cria til.
- Ce nest pas une raison pour crier !, lui répondis-je
- Vous serez condamné à la prison !
Il se tourne alors vers les troupes et leur dit :
- Emmenez le !
Les gardes me font pivoter brusquement, me soulèvent, et memmenèrent à la Bastille.
Me sentant accusé dun fait dont je ne suis pas coupable, la colère sempare de moi, je me débas et jarrive à me défaire de leur emprise. Une fois sur pieds je menfuis vers la salle des armes, soulève une vitrine et la projette sur le sol afin de memparer de son contenu : un poignard à la lame fine et tranchante.

Les soldats qui me poursuivaient arrivent à leur tour dans la salle des armes et le premier sadresse alors à moi en ricanant :
- Tu es fait vaurien, rien ne sert de courir, tu es pris mon gaillard !!!
Cest alors quun homme recouvert dun drap noir, surgit derrière le groupe armé. Tenant un petit couteau, il sapprocha à pas de loup du dernier garde et légorga. Il saisit alors le sabre du soldat gisant sur le sol, dans une marre de sang et par de furieux coups de çi et là, dissémine le groupe de soldats.
Une fois la troupe annéantie, il sapproche de moi et me fixe de son regard noir. Je reconnais alors, à ses yeux, lhomme masqué qui ma aidé dans cette terrible épreuve, mais aucun mot ne sort de ma bouche. Une angoisse sempare de moi.
- Que va til faire de moi?. Cette question me revenait sans cesse à lesprit
Cest alors que je vis lhomme masqué monter son bras tenant quelque chose de luisant et brillant et compris alors que cétait son sabre. Il monta son arme au desus de sa tête et labatit brusquement sur mon cou. J'eus juste le temps de soulever mon arme pour arreter cette fine lame et c'est alors qu'un combat féroce commenca. Je sautai pour éviter de me faire couper le pied je courrus, attaquai, je fis tout pour éviter de mourir tout en attaquant mon adversaire. C'est alors que je criai:
- Arretez! Ne me tuez pas. Je sais qui vous êtes!
- Ah oui? Et qui suis-je?
- Je vous ai reconnu à vos yeux et maintenant à votre voix sire.
- Sire?
-Oui. Vous m'avez entendu. Vous êtes le roi.
Alors l'homme masqué enleva son masque noir et par surprise ce n'était pas le roi, mais le reine!
- Vous! Ma reine!
- Je voulais vous tuer parce que j'étais jalouse de vous. Le roi était plus souvent avec vous qu'avec moi et j'en avais assez. Alors j'ai decidé de prendre les choses en main et j'ai volé le diamant royal, ai tué mon mari et pour faire croire que c'était vous, ai voulu vous tuer.
Et c'est là que par surprise elle me planta son sabre dans le coeur en disant:
- Je suis désolée, mais personne ne doit savoir que c'était moi.