
C'était à l'époque des grands rois, j'étais la femme de Louis XIV. Nous habitions un immense château avec un très grand jardin. Nous étions si heureux que nous trouvions que nous n'en avions pas assez. Souvent, nous allions nous ballader avec nos six enfants Charles, François, Philippe, Christine, Henriette et Bertille, sur notre barque, sur notre lac. Au château nous avions chacun notre chambre tellement c'était grand.

Un soir, il y avait le bal de fin d'année et pour la première fois, il se passait au château. Ce bal était très spécial, non seulement parce qu'il se passait au château mais parce que c'était un bal masqué!!! Il y aura beaucoup d'invités.
Il était midi et quart, nous allions passer à table car après nous devions tous nous préparer, bien sûr avec l'aide des serviteurs, nous allions décorer le château de Versailles. Le repas terminé, je suis allée dire aux serviteurs de commencer à préparer le banquet, puis je regagnais ma chambre pour choisir mes vêtements de façon à ce que j'aille vérifier si tout allait bien, dans les cuisines, les femmes de chambres des enfants, les jardiniers etc.
Tout ce petit monde s'affolait et courait dans tous les sens! C'était la vie au château.
Les femmes de chambres aidaient les filles à s'habiller à se maquiller, ... tandis que les garçons préféraient se débrouiller seuls.
Je me dirigeai vers la chambre d'Henriette quand tout à coup, j'entendis un hurlement dans la chambre de Bertille. J'entrai soucieuse.
-" Allons Bertille que se passe t-il?"
-" Ma mère, vous voilà! J'avais posé ma robe de bal pour ce soir sur mon lit, je suis allée faire ma toilette et quand je suis revenue, elle avait disparu!!!"pleura t-elle.
- " Voyons cela n'est pas grave, nous allons bien la retrouver, elle n'a pas disparu. Tu n'avais pas besoin d'hurler, tu m'as fait très peur!"
-" Oui, mais ça m'embête beaucoup mère, vous savez très bien que cette robe appartenait à Grand-Mère et que je ne tiens pas à la perdre!" expliqua t-elle.
-" Calme toi! Je vais voir a la buanderie. Je suis sûre que c'est Marthe qui l'a prise et qui est en train de la laver."

J'arrivais devant la buanderie quand je vis une étrange petite silhouette, que j'arrivais mal à distinguer car il faisait très sombre, qui se tenait derrière la porte. Je pris peur et retournai vite à la chambre de Louis pour tout lui raconter. Louis se faisait coiffer. Il paraissait étonné de tout ce remue-ménage. j'ordannai aux serviteurs de sortir immédiatement, tous sortirent sauf un qui pouvait rester. Il était un de nos serviteurs les plus fiables, grand, assez costaud avec des traits de caractères bien marqués. C'est alors que Louis me réconforta et me demanda d'aller chercher un de ces colliers enfermés dans le coffre fort. J'y allai tout de suite. Le serviteur paraissait porter beaucoup d'attention à notre conversation. Je m'en allai avec un mauvais pressentiment. Je me dirigeai vers la garde robe pour prendre une robe à Bertille. J'étais en train de choisir quand j'entendis au-dessus de ma tête des pas. Je me demandai qui cela pouvait bien être car personne n'avait la permission de pénétrer dans cette pièce avant la messe du soir! Je me posai des tas de questions... Depuis ce matin, tout me paraissait étrange. Finalement, j'apportai sa robe à Bertille qui était encore ne train de pleurer la robe de Grand-Mère! Elle avait bel et bien disparu! Tout le monde était prêt à apparaitre dans la salle du bal. Dès que nous entrâmes dans la salle une délicieuse odeur vint nous chatouiller les narines.
Les nobles et les bourgeois y étaient déjà présents. On annonça l'entrée Royale et le bal commença. Je contemplais de mon trône toutes ses personnes très bien déguisées et qui dansaient avec grâce mais gardais toujours derrière ce mauvais pressentiment!
Bertille et Henriette étaient gênées car elles avaient fait apparition sans leurs châles ce qui était horrible pour elles. Henriette décida donc d'aller les chercher. Elle revint de la chambre royale quand soudain, elle baissa la tête et vit un couteau posé par-terre.
Elle se mit à hurler quand quelqu'un mit sa main devant sa bouche et banda ses yeux. Henriette se retrouvait ligotée dans le placard de la chambre royale. Elle essayait de se débatrre, crier mais n'y parvenait pas.
De son côté, Bertille attendait toujours son châle. Elle s'impatienta et décida de monter voir ce que faisait Henriette. Elle entra et cria à son tour, ne voyant pas sa soeur et le coffre grand ouvert, vide! Le voleur fit de même avec Bertille qui rejoignit sa soeur dans le placard.

Christine cherchait ses soeurs et monta à son tour dans la chambre du roi. Elle vit une silhouette qui lui tournait le dos, prit peur et se cacha dans le coffre. Par le petit trou de la serrure, elle pouvait remarquer qu'une deuxieme personne était apparue et écouta leur conversation. Les deux personnes partirent pour espionner le bal. Christine sortit du coffre et se dirigea vers la pièce interdite là d'où les bruits provennaient. Dans cette pièce un escalier menait à la cour Christine l'emprunta et descendit seule ce grand escalier sinistre. La cave n'était pas éclairée...
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Christine alluma alors une bougie et vit que le trésor était caché parmi quelques bouteilles. Elle essaya de rassembler ce trésor quand la bougie s'éteignit.

Elle prit peur, entendit des bruits qui provennaient du haut des escaliers. Christine fut tétanisée. Les bruits s'approchèrent de plus en plus... Une silhouette apparut et Christine faillit hurler quand la silhouette s'exclama:
- "Chut! Ne crains rien c'est moi Philippe.
-Ah! Tu m'as fait une de ces peurs. se relacha t-elle. Que fais-tu là?
- Et toi?
- Moi je suis là pour récuperer le trésor de notre père qui a été volé!
- Ah bon?! s'étonna t-il
- Oui, Bertille et Henriette se sont fait enlever et on les a ligotées dans le placard!" annonça t-elle
Elle lui chuchota le reste de l'histoire dans l'oreille car comme on dit: "Les murs ont des oreilles!" Celui-ci partit prévenir Charles,le plus grand et le plus costaud des garçons tandis que Christine courrut expliquer le plan à ses deux soeurs enfermées. Les deux graçons arrivèrent. Les trois filles et Philippe allèrent se cacher dans le placard alors que Charles tapa tois coups sur le coffre et se précipita sur le placard. Ce bruit intrigua les voleurs qui arrivèrent en courant dans la chambre. Ils ouvrirent le placard pour vérifier si tout allait bien et tous les enfants se jetèrent sur eux. Charles et Philippe les ligotèrent pendant que les filles allaient prévenir les parents. Mais bientôt Charles et Philippe apparurent les deux voleurs devant eux. Le bal cessa et les enfants racontèrent toute l'histoire à leurs parents toute l'histoire à leurs parents. Le roi se rendit compte que les deux voleurs étaient en fait son fidèle serviteur et de son meilleur cuisinier. Le roi et moi, remerciâmes mille fois nos chers enfants!!! Tout ce qui me paraissait louche venait de s'éclaicir. Le serviteur qui était resté avec nous dans la chambre qui prêtait une grande attention à ce que l'on disait et le couteau leur avait servi à ouvrir le coffre. La pièce interdite qui avait été leur cachette...
Le lendemain matin, tous deux se firent exécuter.